Le comble du snobisme c'est de parler de Mozart sans jamais avoir vu ses tableaux. || BDT
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
 

Le comble du snobisme c'est de parler de Mozart sans jamais avoir vu ses tableaux. || BDT

avatar
Deirdre WilliamsonSTAFF - Nitrométhane
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 54
Statut : Femme d'Aidan
Occupation : Transporteur
Localisation : Partout où on requiert ses services mais principalement à Centar.
Détails : 1m67 | Cheveux blond foncé jusqu'à mi-cuisse | Toujours une pipe à la bouche | Maigreur maladive | Une brûlure à l'acide sur le bras gauche | Hanche droite de travers suite à un accident de voiture | Taciturnité sauvage.
Profil Académie Waverly
Mar 16 Oct - 17:46
Elle n’aurait pas pu se plaindre du fait que l’endroit où on lui avait donné rendez vous était paumé : visiblement, la ville se transformait tant et si bien avec une telle régularité que toute personne n’y étant pas née aurait l’impression d'être perdue de toute façon. Elle s’était habitué à une majorité de choses : du climat merdique rappelant celui de l’Amérique mais toute l'année, au désespoir politique en passant par les subtiles relations entre ethnies qui mal considérées les unes par rapport aux autres pouvaient sans scrupule se mettre sur la gueule pour des conneries. Quelques mots de base complétaient un vocabulaire banal qui ne laissait aucune place à l’imagination, ce qui tombait bien puisque la taciturne irlandaise n’en avait pas.
Contrairement à sa compagne qui commençait à lui manquer et avec laquelle elle n’engageait que des conversations aussi courtes que risquées.

Six motos s'étaient succédé depuis son arrivée. Volées, détruites, abandonnées pour les besoins du boulot, elles ne permettaient pas à la Transporteuse de s'y attacher. Elle ne s'attachait de toute façon à pas grand chose et surtout pas à du matos du genre.
La petite carlingue rouillée qu'elle posa contre le mur sembla rendre son dernier soupir tandis qu’elle retirait les clés du contact. Ses cheveux trempés, noués en une natte au potentiel agressif ravageur, furent rejetés derrière son épaule. La pluie s’abattait sans discontinuer depuis la veille, épaississant si c'était encore possible la nuit froide de l'automne.
Au loin, un beffroi sonna trois heures.

Elle soupira, considérant son environnement avec suspicion.
Dans quoi diable Legence Ellroy l'avait-il encore fourrée ?!

_________________
non je n'ai pas mal

non je n'ai pas peur
ANAPHORE
avatar
Nina SykesSTAFF
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Messages : 679
Statut : Brûlée vive. Et incapable de s'éloigner.
Occupation : Propriétaire d'une agence d'escorts / cambrioleuse à ses heures perdues
Localisation : Un loft récemment acquis avec Slavenko
Détails :
Profil Académie Waverly
Sam 20 Oct - 21:02
Tant que nous sommes seuls dans la voiture, je peux me permettre de me recroqueviller sur mon siège en tentant vainement de resserrer sur ma poitrine les pans d'une veste en cuir qui n'a visiblement pas été conçue pour être fermée. L'écharpe doublement enroulée autour de mon cou -et qui me remonterait jusque sous les yeux si ça ne m'empêchait pas de respirer- me protège à peine du froid. Quelle idée de me couper les cheveux si courts juste avant l'hiver ! Le soleil me permettait jusque là de supporter le froid, mais voilà deux jours qu'il pleut des cordes et mon moral commence à en pâtir sérieusement. Je suis faite pour les îles tropicales, dans lesquelles je ne vais jamais.

J'évite malgré tout de râler pour la millième fois auprès de Slavenko pour me plaindre que le chauffage dans la bagnole ne fonctionne pas, mais pas de demander, sur un ton légèrement impatient : Quand est-ce qu'on arrive ? Heureusement, la silhouette fluette postée à côté d'une vieille moto me laisse à penser qu'on a atteint le lieu de rendez-vous. Legence n'est pas encore là, mais je ne suis pas surprise qu'il veuille se faire désirer.

​Il coupe le contact, et on sort de la voiture pour se prendre directement sur la gueule la pluie glaciale qui perce le ciel. Je jure que j'en ai les os qui tremblent tant j'ai froid. Je plisse le nez, jette un regard suspicieux à la nana qui attend à mon avis elle aussi que Pussycat se ramène.

_________________


avatar
Legence EllroyPussycat
Voir le profil de l'utilisateur
Messages : 70
Statut : Célibataire
Occupation : Trafiquant, soi-disant promoteur immobilier
Localisation : A l'hôtel ou ailleurs lorsqu'il veut bien
Détails : 1m86, un port de tête d'empereur, un regard de chat, toujours bien sapé, accompagné d'un grand Noir qu'il appelle Rotschild.

Profil Académie Waverly
Lun 22 Oct - 12:04
« Hmmmh, je vois ce que tu veux dire », déclara Legence à son téléphone, coincé entre l'oreille et l'épaule, tout en négociant un virage hyper facile. « Attend le téléphone se casse la gueule... »
Il rattrapa l'appareil, assaisonna la conversation avec son petit frère de « mh » et de « ah » et finit par dire comme un vrai parent trop pressé qu'il avait du travail et qu'il devait y aller. Un bruit de baiser dans le téléphone plus tard, et il s'arrêtait à l'endroit où il avait donné rendez-vous à tout le monde. Il sortit de sa bagnole habillé d'un jeans noir et d'une veste d'inspiration vaguement paramilitaire qui flattait sa silhouette – tout en laissant une impression étrange pour peu qu'on le connaisse. Il repéra Deirdre en premier – et il fallait avoir l'habitude vu la discrétion de la nana – puis Slavenko & Nina. En bon homme de spectacle – originaire de Vegas, quoi ! – il aurait bien claqué dans ses mains et souhaité la bienvenue à tout le monde un rien théâtralement mais il n'avait pas envie de se faire repérer trop vite.
« Désolé, j'ai eu un empêchement », ici comprendre : l'empêchement c'est que je suis parti trop tard, « vous avez trouvé facilement ? Tout le monde est prêt ? »
Lui-même était armé, comme toujours, et comptait bien ne pas en faire usage, comme …, eh bien : toujours.
avatar
Slavenko DrazavicSTAFF - Srpska tigar
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Messages : 682
Statut : tente de sauver son mariage
Occupation : Tigrovi à temps complet. Ce qui implique de se salir les mains.
Localisation : Le plus sur moyen de le trouver c'est d'aller au Pussynight.
Détails : 1m91 | Tigrovi notoire | Serbe de Bosnie et fier de l'être | Caractériel et lunatique| Polyglotte | Pratique l'ironie, l'auto-dérision et le sarcasme.

L'amour de sa vie

Profil Académie Waverly
Lun 22 Oct - 14:15
Les essuies glaces s'affolent sur le pare-brises tandis qu'on roule vers le point de rendez-vous. "On y est." dis-je à Nina qui me semble nerveuse. Je descends de la bagnole, la pluie glisse sur ma lourde veste militaire et heureusement, ma ranger me protège d'une flaque d'eau où mon pied s'enfonce. Putain de temps. La silhouette dans la nuit se découpe et je n'ai pas le temps de me diriger vers elle qu'un autre voiture arrive. Legence en sort avec sa nonchalance habituelle, celle qui me tire toujours un léger sourire dissimulé.

J'avance d'un pas et hoche brièvement la tête. "Moi je le suis, mais si tu nous présentais d'abord, macka ?" Après tout quand j'ai dit avoir besoin d'un transporteur, je ne m'attendais pas à une demi-crevette. Dans mon souvenir, dans le Bronx, la réputation de cette fille n'était pourtant plus à faire et même Ario avait du respect pour elle. J'avais confiance dans le jugement d'Ario jusqu'à ce qu'il se fasse buter alors je préfère maintenant constater par moi-même. Je suis bien sur équipé comme il se doit, tenue paramilitaire et armes. Il se trouve qu'on ne va pas faire une promenade de santé mais on va chercher des filles qui vont entrer illégalement ici pour bosser soit pour Nina, soit pour le Pussynight et les Tigrovi. Ça dépendra de leurs compétences mais ce sera - j'imagine que c'est ce qu'elles se disent - toujours mieux que le camp de réfugiés


_________________
Sais-tu
Que là sous sa poitrine
Une rage sommeille
Que je ne soupçonnes pas?
 Prends garde, sous son sein la grenade
Clara Luciani
Contenu sponsorisé
Profil Académie Waverly