Parfois, ce doit être suffisant. - Slavina
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Parfois, ce doit être suffisant. - Slavina

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Slavenko DrazavicSTAFF - Srpska tigar
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Statut : tente de sauver son mariage
Occupation : Tigrovi à temps complet. Ce qui implique de se salir les mains.
Localisation : Le plus sur moyen de le trouver c'est d'aller au Pussynight.
Détails : 1m91 | Tigrovi notoire | Serbe de Bosnie et fier de l'être | Caractériel et lunatique| Polyglotte | Pratique l'ironie, l'auto-dérision et le sarcasme.

L'amour de sa vie

Profil Académie Waverly
Ven 30 Nov - 23:02

Parfois, ce doit être suffisant.

Prenez ce que l’on vous offre, disait Virginia Vidaura quelque part ; parfois, ce doit être suffisant.  

01 Décembre - 18h22

Après quelques échanges de textos dans la journée, je dois passer prendre Nina à son bureau et je me gare dans le parking du centre ville le sourire aux lèvres. Peut-être qu'on ira au restaurant ce soir, ou à la piste de Bobsleigh, nous n'avons pas encore eu l'occasion d'aller à ces fêtes clandestines et il y en aura forcément une ce soir, nous sommes Samedi. Quand j'arrive dans les locaux de Come With Me, la secrétaire - la même que j'avais affolée lors de la disparition de Nina - m'attend pour me dire que Nina a du s'absenter et qu'elle aura un peu de retard. Je ne m'inquiète pas outre mesure, ses filles ont surement besoin d'elle avant de travailler ce soir.

Depuis notre anniversaire, j'ai la sensation que ça va mieux entre nous. La perspective du voyage nous donne un but à court terme, et je crois bien que Nina s'est même faite à l'idée du Noël Orthodoxe avec ma famille. Notre vie s'est organisée d'autant mieux que mon boulot est à horaires fixes ce qui est appréciable. J'ai fait quelques extras pour du fric et mes finances vont mieux. Je suis assez content du déroulement de ces deux dernières semaines ! La secrétaire me fait entrer dans le bureau de Nina et j'attends un moment. Accro, au bout de 15 mn, j'entrouvre la fenêtre pour fumer mais je ne trouve pas mon briquet. Je me tourne sur le bureau mais au lieu d'un briquet, c'est une pochette de classement qui attire mon attention. Dessus il y a une étiquette dactylographié "Divorce Kovacs". Je cille brutalement et je reste figé devant cette farde sans comprendre durant 10secondes. Enfin je me décide et j'ouvre la pochette. Il y a des documents de divorce, ceux-là même qui portent ma signature. Je les avais signés quand elle est venue chez moi, en gage de bonne foi. Je ne savais pas qu'elle les avais gardés. Je dois avouer que pour ne pas flancher je dois appuyer ma main sur le bureau. C'est à ce moment là que la porte de ce dernier s'ouvre, mais je suis incapable de détacher mes yeux de cette signature qui s'étale en bas de page.




Halloween

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Richard K. Morgan
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Nina SykesSTAFF
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Occupation : Propriétaire d'une agence d'escorts / cambrioleuse à ses heures perdues
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Sam 1 Déc - 7:50
J'ai été un peu plus occupée ces derniers jours, on commence à préparer la fin d'année et on a tous beaucoup de boulot, je sais que c'est la même chose pour Slavenko. On est quand même parvenus à se voir, mais jamais autant que je le voudrais, et je suis heureuse ce soir de pouvoir passer toute une soirée, toute une nuit avec lui. Au fil des jours la douleur se fait moins prégnante, mais certainement pas le manque et je n'aime toujours pas être loin de lui. On doit se retrouver directement à l'agence mais mon rendez-vous s'éternise et je commence à trépigner d'impatience ! Je m'efforce d'écourter au mieux avec le client pour pouvoir rejoindre Slavenko, le cœur battant un peu trop fort comme chaque fois que je sais que je vais le voir. C'est la même sensation depuis le premier jour, les papillons dans le bide, le souffle court, la légère pointe d'anxiété comme si on était encore des ados !

Avec mes escarpins à talons hauts et ma jupe droite, je ne peux pas vraiment me précipiter dans mon bureau sans avoir l'air ridicule, alors je me contente de marcher rapidement en bénissant l'agilité qui m'empêche de me vautrer. J'ouvre la porte à la volée, mon visage s'éclairant quand je vois qu'il est déjà en train de m'attendre, et j'accueille la bouffée de soulagement qui m'étreint chaque fois que je réalise qu'il ne m'a pas abandonnée. Ouais, je crois qu'elle ne partira jamais. Eh, tu es là depuis longtemps ?! Je ferme la porte derrière moi, m'élance vers lui mais je remarque, avec un temps de retard, son visage blême, son regard perdu dans le vide. Je cille, fronce les sourcils, baisse les yeux et je capte le dossier qu'il est en train de consulter. Une puissante vague d'angoisse me submerge et je m'immobilise à deux pas de lui.


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Slavenko DrazavicSTAFF - Srpska tigar
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L'amour de sa vie

Profil Académie Waverly
Sam 1 Déc - 10:39
Extérieurement, je suis figé, tétanisé, intérieurement c'est une tempête tumultueuse entre incompréhension, sentiment poignant de trouille mais aussi d'injustice, de trahison. C'est comme une révélation.

Ce n'est que quand Nina bouge vers moi que je relève les yeux vers elle, le visage qui se veut impassible mais je suis trahi sans doute par mon regard trop noir et mon air fermé, contrôlé. Je réponds à la question après plusieurs secondes de silence. "non pas tellement" quelques minutes, dix, quinze, une éternité où mon cœur s'est arrêté de battre. Trop de temps puisque j'ai eu le temps de trouver ce truc.

Je baisse à nouveau les yeux vers le dossier que je referme en poussant la couverture du doigt. L'étiquette me nargue, avive la plaie. Divorce Kovacs. J'étais crétin de croire que ça allait entre nous, qu'on passait le cap, que le fait qu'on ait quand même fêté notre anniversaire, qu'elle porte son alliance et le bracelet offert signifiaient quelque chose. J'ai été stupide, elle ne cesse de se faire appeler Sykes après tout. En quoi sommes-nous mariés ? La déception est amère face à la réalité. Je me suis leurré, aveuglé. J'appuie de la paume sur la farde de papier avant de demander machinalement sans croiser le regard de Nina "tu es prête ?" J'enferme ma douleur, je l'enfouis, j'arriverais bien à l'oublier, à l'ignorer, à faire semblant. Puisque c'est à ça qu'elle joue depuis le départ, faire semblant qu'elle est ma femme, qu'on est un couple. Je m'écarte du bureau en reculant d'un pas, incapable d'aller vers Nina. Mais j'arriverais à digérer, laissez moi juste quelques minutes, quelques heures.... je ne sais pas.


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Richard K. Morgan
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Sam 1 Déc - 10:47
Il n'est pas si bon comédien qu'il veut bien le croire, et je vois bien son air livide, son regard soudain trop noir et ce n'est pas de désir pour une fois. Je déglutis difficilement, crispée toute entière parce que je sens bien la tempête qui menace d'exploser. D'ordinaire je suis du genre à vouloir crever l'abcès tout de suite, ne surtout pas laisser les non-dits s'installer... Mais cette fois je sais que ce n'est pas le bon endroit pour le faire. J'ai peur que la conversation dérape et je ne peux pas laisser une telle chose arriver ici. J'ai trop donné, bossé trop dur pour en arriver là, et je fais tous les efforts du monde pour séparer ma vie privée de ma vie professionnelle. Je ne veux pas que qui que ce soit puisse entendre cette discussion. Je n'ai pas cessé de le regarder, me demandant s'il va dire quelque chose mais il ne dit rien.

Pourtant je le vois bien refermer le dossier, le repousser, il ne fait pas semblant de ne pas l'avoir vu et aucun de nous deux n'est dupe. Je ferme les yeux quelques secondes quand il me contourne, s'écarte pour ne surtout pas me frôler, et la douleur qui me poigne subitement me donne envie de crier. Je ne peux pas me justifier, lui dire que ce n'est pas ce qu'il croit, que j'ai seulement oublié de m'en débarrasser, le jeter devant ses yeux... Je ne peux pas faire ça parce que ce serait mentir. C'est exactement ce qu'il croit que c'est, ou presque. Oui, allons-y. Je récupère mon manteau, mon écharpe, le sac à main que j'ai laissé dans mon bureau et je le laisse passer devant pour sortir à sa suite, fermant à clé derrière nous. Le silence entre nous est lourd, douloureux et je me mords la langue pour ne pas parler pendant qu'on se dirige vers la bagnole. Maintenant, est-ce qu'ouvrir la bouche à peine assise dans la voiture était une bonne idée ? Non, je ne crois pas. Et pourtant... Slavenko il faut qu'on parle...


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Slavenko DrazavicSTAFF - Srpska tigar
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L'amour de sa vie

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Sam 1 Déc - 18:49
Contrairement à Nina, je suis un homme de non-dits. Je préfère nettement enfouir mes rancœurs, mes blessures, je n'aime pas discuter de ce qui touche aux émotions. Et dans les cas, je ne vois pas ce qu'il y a à en dire. C'est très clair en fait. La découverte de ces documents éclairent juste de la lumière de la vérité notre relation. C'est juste dur à encaisser parce que je m'étais mis des œillères.

Je ne dis rien et je n'ai l'intention de ne rien dire jusqu'à ce que dans la voiture elle me dise qu'il faut qu'on parle. Je ne crois pas que cette phrase ait jamais eu un sens positif et je fronce les sourcils. Il faut qu'on parle. Et si je ne veux pas, moi ? Alors quoi, on parle quand même ? Si j'ai peur, si je ne veux pas savoir, si je préfère faire semblant ? Est-ce que je ne peux avoir mes trucs pour survivre ?

J'hésite plusieurs secondes. De longues secondes, les mains sur le volant, la clef dans le contact. J'ai envie de tourner la clef et de rouler, ça rendrait la conversation impossible non ? Mais je sais déjà que Nina m'a mis au pied du mur et que je n'ai pas le choix. Du volant, mes mains glissent et se posent à demi-fermées sur mes cuisses. Je me tourne en reculant un peu dans mon siège, vers la portière. "Ah ? Et de quoi tu veux qu'on parle." Oui p'tre bien que je joue au con mais en même temps j'ai l'impression d'avoir été pris pour un con.




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Sam 1 Déc - 19:00
Il est tendu à l'extrême, ne me laisse pas vraiment le bénéfice du doute et j'imagine que je ne devrais pas lui en vouloir puisqu'au fond il a raison... Mais merde, il pourrait quand même supposer que j'ai seulement oublié de m'en débarrasser, non ?! Durant un temps qui me paraît interminable, il garde le silence, les yeux rivés devant lui, évitant soigneusement mon regard et je sens que tout mon être se crispe. Mon ventre se retourne, ma gorge se noue, mes mains deviennent moites et il y a quelques mois de ça encore, je serais sur le point de faire une crise d'angoisse. Mais j'ai appris à les reconnaître lorsqu'elles arrivent, et je parviens plutôt bien à les enrayer avant que les choses ne dérapent. J'expire longuement, tente de me maîtriser jusqu'à ce qu'il se décide enfin à ouvrir la bouche.

De ce que tu as vu. J'aurais dû me douter qu'il préférerait faire l'autruche. C'est comme ça qu'il a toujours fonctionné. Sauf que vous savez où ça nous a menés ? A ce qu'il se tire sans même avoir le courage de me le dire en face. Parce que c'est ce qu'il fait, ce qu'il a toujours fait, il refuse le dialogue, la confrontation, jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Visiblement ça ne lui a pas servi de leçon. J'aurais aimé trouver le temps de chercher mes mots, de savoir de quelle façon le lui dire pour qu'il ne me rejette pas. Parce qu'il va me rejeter, je le sais. Mais je ne peux plus reculer, maintenant. J'inspire. Je t'aime... Commencer par ça, c'est bien, non ? Mais je crois qu'on devrait divorcer.


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L'amour de sa vie

Profil Académie Waverly
Sam 1 Déc - 21:01
Je t'aime... Mais je crois qu'on devrait divorcer. ça ne veut rien dire n'est-ce pas ? Le je t'aime parce qu'elle a peur de ma réaction, parce qu'elle a peur de moi, je le lis dans ses yeux, sa postures, son ton aussi et je me le prends dans la gueule parce que si j'ai été violent dans le passé - dans le Bronx - je ne pense pas l'avoir jamais été ici, pas avec elle.

Je ne m'attendais pas à une phrase aussi radicale. J'ai cru que peut-être, c'était juste une façon de se rassurer comme garder son propre appartement à NY, y retourner fréquemment. J'accuse le coup en blêmissant un peu plus si c'est possible. Je n'ai jamais voulu divorcer et il a fallu qu'elle vienne ici et réclame par deux ou trois fois ma signature pour l'obtenir, et encore parce que promettre de signer c'était une façon qu'elle vienne chez moi. Du moment où on s'est croisé au colloque, j'ai espéré qu'on se remettre ensemble. Mon regard mon alliance et mon estomac se tort, regimbant déjà à l'idée de l'enlever.

Je suis blessé par sa phrase - requête ? - profondément blessé, alors je rétorque d'un ton bref, querelleur. "Tu as ma signature." Voilà, elle n'a plus qu'à acter au fond. Je me détourne d'elle, braqué, pour démarrer le moteur de la voiture.


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Dim 2 Déc - 2:52
Il n'imagine pas à quel point il a tort, il y a bien longtemps que je ne crains plus sa violence. Dans les moments les plus noirs qui ont suivi son départ, quand Rauera tentait de me rappeler le mal qu'il m'avait fait pour me convaincre que sa fuite était la meilleure chose qui me soit arrivée, je me souviens très clairement que j'en ai espéré la violence et les coups. J'aurais tout accepté, tout enduré pour l'avoir près de moi à nouveau. Je n'ai pas peur qu'il se montre violent avec moi, j'ai peur qu'il s'en aille. J'ai peur qu'il ne comprenne pas que je peux l'aimer et vouloir divorcer quand même, qu'il ne parvienne pas à se mettre à ma place, qu'il se sente trahi et qu'il décide de s'en aller. Alors je suis sans doute maladroite dans ma façon de le lui dire, je balance le verdict sans fioritures, comme on tire d'un coup sec sur un pansement. Mais je ne détourne pas le regard, quand bien même il évite soigneusement le mien. Je guette sa réaction, le cœur au bord des lèvres.

Et lorsque le couperet tombe, j'en ai le souffle coupé. Je n'espérais pas qu'il tente de me dissuader, ç'aurait été hypocrite de ma part. Mais j'espérais qu'il voudrait comprendre, qu'il poserait des questions, qu'il ferait l'effort de prendre sur lui pour qu'on en parle vraiment. Depuis le temps, je devrais savoir que ce n'est pas son genre. Il ne cille pas, démarre la voiture sans un mot de plus, comme si ça ne comptait pas, comme si ça ne lui faisait rien et peut-être que c'est le cas au fond. Après tout il a joué au mort pendant quatorze mois, pourquoi diable un divorce le toucherait-il ? Je me braque à mon tour, étouffe ma culpabilité sous une bonne dose de rancœur parce que j'en ai assez de me sentir coupable pour ses conneries et ses décisions. Je m'enfonce dans mon siège, le sang cognant mes tempes, un bourdonnement désagréable dans les oreilles. Je ne lui réponds pas. Que pourrais-je répondre ? Puisque ça lui est égal, j'enverrai les papiers.


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Slavenko DrazavicSTAFF - Srpska tigar
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L'amour de sa vie

Profil Académie Waverly
Dim 2 Déc - 10:46
On ne rentre pas à l'appartement. Je change la direction parce que le silence est pesant, parce que je ne veux pas me retrouver entre quatre murs avec elle dans ces circonstances. J'avais prévu de l'emmener aux pistes de Bobsleigh, mais je pensais rentrer pour qu'elle se change si elle veut, je zappe simplement cette étape et je nous emmène directement dans les montagnes où se trouvent les installations désaffectées des JO. Il y a là-bas toujours des fêtes, des raves, des squatteurs.

Mes mains sont trop crispées sur le volant, mon visage est buté dans l'incompréhension qui m'agite, ou est-ce seulement que j'ai peur de comprendre ? Depuis le début, elle a donc cette idée en tête. On s'est installé, on a acheté de quoi se meubler, elle me laisse parler de maison, remet son alliance mais tout ça n'est que mensonge. Je me sens non seulement blessé mais humilié parce qu'elle m'a laissé me ridiculiser avec cette soirée pour fêter nos deux ans de mariage ! Ah la belle mascarade !

Mais je ne dis rien. Parce que depuis qu'on est à nouveau ensemble - même cette formulation sonne faux à mes oreilles à présent - je ne me suis jamais senti légitime de dire quelque chose. Je suis parti quatorze mois et les règles du jeu sont déséquilibrées. Elle décide, c'est tout comme j'ai décidé en partant. Elle sait déjà comme je tiens à la symbolique de notre mariage. Je ne voulais pas signer les papiers, je n'ai jamais ôté mon alliance, je voulais qu'elle remette la sienne mais elle s'en fout. Elle veut juste être libre, ne plus m'appartenir.

Je me gare sur un parking défoncé pas loin d'un des bâtiments principaux restant debouts, près des grandes rampes de saut en ski. C'est là que les présentateurs tv commentaient les exploits sportifs et c'est là que se tient aujourd'hui une communauté mouvante d'artistes et de dealers.

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Dim 2 Déc - 10:54
Il garde le silence et je me sens brusquement oppressée, avec l'envie poignante de fuir comme c'est souvent le cas dans ces circonstances. Je fronce les sourcils, le regard rivé sur la route, en réalisant qu'il ne retourne pas à l'appartement. J'ai envie de lui demander ce qu'il fout mais je crains l'explosion alors je me tais, serre les dents en attendant que ça passe. Je finirais bien par comprendre où il va. Est-ce qu'il a l'intention de me ramener à l'aéroport ? Tu ne veux pas rester mariée alors vas-y, tire-toi ? Mon estomac se noue à cette idée mais une fois encore, je ne dis rien. J'ai beau avoir fait tous les exercices du monde pour enrayer les crises d'angoisse, quand il s'agit de Slavenko c'est toujours plus compliqué et là je suis vraiment en train de flipper quant à la suite. Qu'est-ce qu'on fait maintenant ?

Je ne reconnais pas les lieux où il m'emmène, nous n'y sommes jamais allés ensemble, pourtant il ne faut pas être un génie pour comprendre rapidement que c'est là que se passent les raves dont il me parlait. Je cille sans comprendre, à quoi est-ce qu'il joue ? Il m'emmène dans un endroit grouillant de dealers maintenant ? Il n'a donc toujours pas compris comment je fonctionne ? A moins qu'il s'en foute royalement à présent ? La colère grimpe, flirtant avec l'angoisse et dès qu'il se gare, je sors de la bagnole. Autant dire qu'avec ma jupe tailleur et mes talons, je fais tache dans le décor et tout le monde me dévisage en se demandant ce que je fous ici. Ben je me pose la même question, figurez-vous.


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Dim 2 Déc - 11:18
Je ne fréquente pas souvent cet endroit, mais ma tenue me pose en mercenaire, en homme de main avec mes fringues paramilitaires. Nina à mes cotés est trop bien habillée, elle ne passe même pas pour une pute, trop classe avec sa jupe crayon et ses talons hauts. Je me poste près d'elle en gardien, parce que c'est juste mon rôle, celui là, je ne crois pas qu'elle peut me l'enlever. Sa proximité induite par mon rôle me trouble malgré moi et je m'en veux d'être aussi réceptif à son corps, à ne pas savoir faire taire ce truc qui sans cesse me pousse vers elle. Ce serait plus facile d'être indifférent. Je tire une clope de mon paquet pour l'allumer et répond au salut d'un gars à qui je demande ce qu'il y a ce soir. Il me parle de combats, d'une rave, des cracheurs de feu et je le remercie avant de traduire pour Nina en désignant de la main les lieux.

Dans le bâtiment y a la rave avec un DJ que j'imagine connu vu comme il a dit son nom, et il y a des combats derrière. Sinon les cracheurs de feu et les danseuses sont sur la plateforme de lancement parce que y a des courses de ... je ne sais pas comment appeler ça...de chariots ? Qu'est-ce que tu veux faire ?

Oui qu'est-ce que tu veux faire Nina puisque tu décides. Dis-moi donc.



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Dim 2 Déc - 11:31
Slavenko se poste derrière moi, parle à un type que je ne connais pas, dans une langue que je ne comprends toujours pas suffisamment à mon goût, et Ô miracle, il se décide enfin à m'adresser la parole. Sauf que la colère noircit toujours mon regard. La colère, la déception aussi qu'il ne tente pas de comprendre pourquoi je demande ça, la peine qu'il ne cherche pas à m'en dissuader puisqu'il ne comprend pas pourquoi je le fais, et surtout la déception qu'il m'ait emmenée ici ce soir. Il m'explique ce qu'on peut faire ici et j'ai juste envie de lui répondre que ce qu'il peut faire, lui, c'est d'aller se faire foutre et me laisser tranquille. Evidemment, ce n'est pas ce que je réponds. Pas encore en tout cas.

La rave. Je m'en balance des cracheurs de feu et des nanas en petite tenue qui se déhanchent, j'ai l'intention de trouver de la drogue, là tout de suite, et ensuite j'irais voir les combats, et peut-être que je ferais en sorte de m'attirer des emmerdes parce que j'ai foutrement besoin de me défouler, voilà. De toute façon je ne crois pas qu'il en ait grand chose à foutre. Je m'éloigne dans la direction qu'il m'a indiquée, sans vérifier qu'il est bien derrière moi parce que je suis loin de me douter qu'il a l'intention de surveiller mes arrières, vous voyez ? La musique cogne déjà fort, il y a du monde alors que ce n'est que le début de soirée, et les dealers sont à l'affût parce qu'il ne se sont pas encore rempli les poches. Parfait. D'un pas décidé, je me dirige vers le premier qui mate dans notre direction.


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Profil Académie Waverly
Dim 2 Déc - 14:50
Comme elle se décide - j'ai un instant craint en voyant son regard qu'elle veuille encore parler - je ne pense pas supporter une autre phrase du genre je t'aime mais ! - je lui emboîte le pas, collé dans ses pas, proche comme même un garde du corps ne l'est pas. Simplement parce qu'il est hors de question que qui que ce soit se permette la moindre liberté avec elle et que même si elle n'est pas ma femme, je refuse de voir un autre la toucher ou même l'effleurer, à moins qu'elle ne me signifie que c'est fini, complètement fini. Je t'aime mais...

Elle fonce droit vers un des dealers et je fronce légèrement les sourcils. Je pensais qu'elle touchais plus qu'à la kétamine, mais je devais me tromper- sur ça comme sur le reste. Je réalise combien je ne connais pas cette nouvelle Nina, combien quatorze mois ont créé un gouffre entre nous et tant qu'elle négocie, je baisse la tête en tirant sur ma clope. Le langage des dollars est universel et elle obtient facilement ce qu'elle désire. Moi je ne prends rien, je n'ai envie de rien, sauf peut-être de vodka et de violence dans une arène.


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Dim 2 Déc - 14:58
Slavenko n'essaie pas de m'en empêcher, l'inverse m'aurait de toute façon étonnée, et je parle en anglais au type qui heureusement comprend ce que je dis. Comme le dit le slave, le dollar est universel, le nom des drogues aussi. Je ne prends plus d'héroïne, non, mais je n'ai pas de kétamine sur moi et là tout de suite j'en ai furieusement besoin si je ne veux pas complètement péter les plombs. Ça tombe bien, il fallait que je renfloue ma boîte de toute façon. Je prendrais peut-être autre chose plus tard, j'en sais foutrement rien. Je récupère les pilules, file le fric en échange et me tourne vers Slavenko qui n'a pas décroché un mot de plus.

Je ne sais pas quoi dire, ni comment me comporter. Je voulais divorcer, c'est vrai, mais pas dans ces conditions-là. J'aurais voulu qu'on en parle, qu'il m'écoute, et qu'il comprenne par lui-même pourquoi c'est la seule solution sensée. J'aurais pu lui expliquer si seulement il avait fait mine d'en avoir quelque chose à foutre. Je lui en aurais parlé le soir même où il a voulu fêter nos deux ans de mariage si je n'avais pas crains que ça détruise tout entre nous, parce que c'est la première fois depuis nos retrouvailles que j'avais la réelle impression qu'il faisait des efforts pour recoller les morceaux. Et bien j'imagine qu'à présent il n'est pas prêt d'en faire à nouveau. Je prends la kéta sans avoir besoin d'eau, m'approche de lui. Qu'est-ce qu'on fait ici ?


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L'amour de sa vie

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Dim 2 Déc - 15:46

Je laisse Nina prendre sa kétamine, soulagé au fond que ce ne soit que ça et j'attends une seconde jusqu'à ce qu'elle se plante devant moi. Je baisse les yeux vers elle et me confronte à son regard noir qui commence à se dilater sous l'effet de la drogue. Je m'en fiche qu'elle soit en colère ou déçue, je le suis autant qu'elle alors on est à égalité sur ce coup là. Sa question m'arrache un sourire sombre.

"J'avais prévu de t'emmener ici ce soir. On en avait parlé, non ? Que tu voulais voir cet endroit..."
J'ai un geste vague de la main, juste comme ça, pour englober ce qui nous entoure. C'est bien ici, y des possibilités. Je me penche sur elle, l'enveloppe de ma carrure, de mon regard tourmenté. Je pose ma main dans son dos, mon front contre le sien. "Tu veux danser ou aller tout de suite aux arènes ?"

On oublie

Ce soir, on oublie.

Parce que je n'ai pas envie de connaitre les raisons qui ont conduit à cette conclusion que notre mariage ne valait plus rien et qu'il valait mieux le rayer d'un trait de bic sur le papier. Parce que je n'ai pas envie de penser qu'elle ne veut plus de moi comme mari. Peut-être que c'est juste sa façon de me faire payer ma désertion. Je ne veux pas comprendre, je n'ai pas envie d'entendre des raisons de cette décision que je ressens comme une douleur dans chaque fibre de mon être, comme un arrachement de moi-même. Alors ouai, je préfère oublier, oublier dans un baiser désespéré.


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Dim 2 Déc - 15:58
Je peux comprendre qu'il soit en colère, blessé, déçu ou qu'il se sente trahi. Bien-sûr que je peux le comprendre et j'aurais été surprise qu'il ne se sente pas ainsi à dire vrai, mais c'est justement pour ça que j'aurais voulu qu'on en parle ! Tout plutôt que cette froide, blessante acceptation, comme si ça ne valait rien, comme si mes sentiments n'avaient pas d'importance. Je suis tendue à l'extrême, et c'est pour ça que je suis soulagée de savoir que la kétamine fera bientôt effet. Je fronce les sourcils. On en avait parlé, oui. De là à dire qu'on avait convenu de venir ce soir, il y a quand même un monde, et je ne suis pas sûre du tout qu ce soit le bon moment pour ça.

Puis il se voûte sur moi, rapproche son visage du mien, si près que je sens son souffle chaud sur ma peau, et je cesse de respirer. Le monde autour de nous disparaît, je ne suis soudain plus consciente des regards posés sur moi, lourds pourtant à cause de ma tenue. Son baiser me liquéfie, consume ma colère parce qu'il signifie qu'il ne me quitte pas. Pas tout de suite en tout cas. J'expire dans un souffle : Je veux danser... Pas qu'il se batte, pas maintenant, il est contre moi, sa chaleur m'enveloppe et je ne veux surtout pas que ça cesse. Je glisse mes mains sur ses flancs, et à reculons je l'entraîne vers l'espace où les gens dansent, sans m'écarter de son corps, surtout pas. Comme je ne vois pas où je vais, bien-sûr je finis par rentrer dans quelqu'un, mon dos heurtant un peu trop fort un corps masculin. Je ne me retourne même pas, mon regard est accroché à celui du slave et je refuse de m'en défaire.


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Dim 2 Déc - 17:01
C'est comme si je voulais me régénérer dans ce baiser, comme si je voulais annihiler la souffrance qui pulse dans mon être depuis que mon regard s'est posé sur les papiers et surtout l'aveu de Nina sur pourquoi elle les conservait. Je me laisse happer sur la piste de danse mais elle recule tant qu'elle heurte un mec passablement alcoolisé qui la pousse contre moi. Le corps de Nina heurte le mien et je l'enveloppe pour amortir le choc, pivotant pour me mettre entre elle et le type qui fait à peu près ma corpulence. Comme il a bu il me pousse à nouveau mais je le repousse plus fort d'un coup fort dans le plexus. Il titube, recule et finalement s'éloigne danser plus loin.

Je me retourne pour enlacer Nina, la tenir sauvagement contre moi à présent que l'adrénaline le dispute à la peur de la perdre. D'un geste enveloppant, je plonge une main dans ses cheveux, sur sa nuque maintenant qu'ils sont bien plus courts. Je me penche pour chercher encore sa bouche, avec cette passion qui ne s'est jamais tarie et qui me consume à chaque moment de ma vie. La langue se noue à la sienne, avec cette douceur exigeante qui fait systématiquement flamber le désir, celui-là même qui est en permanence logé en moi, même quand je ne le réalise pas vraiment. Je suis malheureux alors le désir ne flambe que plus fort, c'est comme ça, parce qu'au moins il repousse la douleur et la sensation qu'elle n'est plus à moi et que je ne suis plus vraiment à elle. Le sexe nous a toujours lié bien mieux que le reste, le désir, ce lien charnel. Pourquoi résister ?

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Dim 2 Déc - 17:31
Ses bras se referment sur moi comme un mur de protection autour de mon corps au moment où je heurte l'inconnu et je ferme les yeux quelques secondes parce que je ne veux pas voir ce qu'il se passe. La kétamine me plonge dans une bulle bien-être à laquelle je ne veux pas échapper. Je sens Slavenko qui me fait pivoter sur moi-même, sans doute pour se retrouver lui-même face au type en question, mais une fois encore je garde les yeux clos. Je reste près de lui, contre lui, me fiant à son odeur pour m'assurer qu'il est encore là, jusqu'à ce que ses mains se posent sur moi de nouveau. Alors seulement je rouvre les yeux, et comme par magie l'inconnu a disparu.

Avec mes talons je n'ai pas besoin de me hisser sur la pointe des pieds, il suffit qu'il se penche un peu pour que nos bouches se trouvent et je plonge mes mains dans ses cheveux courts, bien trop courts. Nos langues se cherchent avec une avidité fébrile qui me fait trembler, et je laisse tomber une main pour la fourrer sous sa veste, passant la barrière du tee-shirt pour trouver sa peau, au niveau de son flanc. Je l'aime. Je l'aime à en crever. Mon besoin de divorcer ne change rien à cet état de fait ! Je ne sais pas à quel moment le désir qui me tenaille est devenu si urgent mais il brûle le sang dans mes veines à présent et je me sens déjà perdre pied. Je presse ma bouche plus fort sur la sienne, me tends vers lui, ma poitrine s'écrasant contre son torse. Želim te, želim te.


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Dim 2 Déc - 19:52
Plus elle m'échappe, plus je m'enrage et la désire, ça a toujours été un jeu très dangereux entre nous. Au début de notre relation, elle s'évertuait à me tenir à distance, à vouloir m'échapper, ralentir ou que sais-je. Je pensais avoir réglé ça en nous mariant, pauvre fou que j'étais, que je suis encore. Aujourd'hui, elle ne veut plus être femme et un de mes piliers s'effondrent rendant plus précaires mes repères. Même quand on était séparé elle restait ma femme et je dois dire que même dans le secret de mon âme, ça me définissait.

Je me noie dans le baiser qui nous unit et mon sang ne fait qu'un tour quand elle m'appelle de cette façon là avec son petit accent qui me rend fou. I ja zelim te Je pose mes mains sur ses fesses moulées dans cette jupe si affriolante et je la plaque encore plus fort contre moi, venant mordre son cou jusqu'à la marquer, dérisoire forme d'appartenance qui ne me suffit plus. Et puis je l'entraîne hors de la piste, hors du bâtiment, dehors, où l'air froid me frappe mais je bouillonne bien trop intérieurement pour m'en soucier. Je nous trouve un refuge près d'un escalier en fer qui doit mener à une des anciennes tourelles d'observation qui ont été utilisées pendant la guerre par des snipers. Mais à ce moment précis, ça ne m'effleure pas parce que j'ai le corps pressé de Nina contre le mien, ses mains sur ma peau et que les miennes partent explorer sous sa jupe sans hésitation aucune.

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Dim 2 Déc - 20:06
La peur de le perdre me rend folle, et je serais paralysée par l'angoisse si la kétamine ne l'annihilait pas un minimum. Mais ce n'est pas suffisant pour autant, ça ne peut pas tout endormir, seule l'héroïne le pourrait et je me suis promis de ne plus replonger. Je ne peux pas replonger alors qu'il me tient contre lui. J'ai tout oublié de l'endroit où nous sommes tant je suis obnubilée par lui. Je ne sais pas si c'est un autre des effets de la drogue mais je ne vois plus que lui, ne respire plus que son souffle, ne suis plus consciente que de son corps pressé contre le mien. A tel point que lorsque je l'appelle, le réclame, je ne comprends pas qu'il ne me prenne pas ici et maintenant.

Je titube à moitié en gémissant de frustration tandis qu'il m'entraîne à l'extérieur, ailleurs, loin du bruit et du monde dont je me fous pourtant éperdument. Je sens la morsure du froid sur ma peau et je tremble plus fort, enfonce mes doigts dans sa chair pour le ramener contre moi, fébrile. Je retrousse légèrement ma jupe pour qu'il puisse fourrer ses mains plus haut, sans la remonter jusque sur mes hanches pour autant... Pas encore en tout cas. Et je m'attaque à la fermeture éclair de son treillis, mes mains tremblant à cause du froid, de l'impatience, de la trouille qui bouillonne dans mon ventre même si je n'en ai plus conscience. Je mords sa bouche, plonge ma main sous son boxer et trouve sa queue dure dans un gémissement de satisfaction.


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Dim 2 Déc - 21:10
Je n'ai rien pris, même pas d'alcool, et contrairement à Nina, je suis très lucide. Sur tous les points. Dehors, nous sommes plus tranquille et nos baisers, notre étreinte, se font fiévreux, fébriles. Je gronde d'excitation quand elle me mord, quand elle défait mon treillis pour s'emparer de moi. Le fait que sa jupe ne soit pas assez remontée m'agace très vite. J'échappe à la bouche et aux mains de Nina dans un grognement, je la fais pivoter vers le mur d'un geste vif. je remonte la jupe rebelle, empoignant sa fesse dans un geste possessif pour la malaxer tandis que j'enfouis mon visage dans son cou.

Quelques secondes plus tard, sa culotte n'est plus un obstacle et je trouve la place qui est la mienne, celle qu'elle veut bien me donner encore, en elle. L'étreinte est brutale, sans doute à la mesure de ma peur de n'être rien pour elle. Peut-être est-ce la dernière après tout et je laisse le désir autant que le plaisir prendre leur envol sans contrainte. je laisse très peu d'espace à Nina, parce que je tiens à maîtrise nos ébats, parce que c'est la seule chose que je peux encore contrôler.

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Dim 2 Déc - 21:25
Je meurs d'envie de le sentir en moi, et pourtant je crois mourir quand il s'écarte pour me tourner contre le mur. Abandonner sa bouche me demande un effort surhumain, ne plus avoir l'accès à sa peau aussi, et seule la kétamine qui circule dans mes veines m'empêche de céder à la panique. Je sens pourtant mes émotions toujours trop violentes, exagérées, tourbillonner en moi, heurter les murs érigés tant par la drogue que par le désir, et lorsqu'ils tomberont dans quelques heures le choc sera douloureux. Je ne reprends réellement mon souffle que lorsqu'il se plante au fond de mon ventre, et j'expire de soulagement dans un feulement. L'union de nos corps apaise mon âme blessée, me rassure, parce que lorsqu'on ne fait plus qu'un alors je peux me convaincre qu'on est l'un à l'autre.

J'appuie ma main droite contre le mur qui me râpe la paume, et je plaque l'autre contre son avant-bras, celui qui enserre mon corps pour m'empêcher de bouger. C'est à peine si j'ai assez de latitude pour onduler contre lui, mais ça m'est égal. Il n'y a pas de frustration parce qu'il me serre fort, parce que ses coups de reins profonds le font buter contre mon ventre, parce que le plaisir brut qui court dans mes veines me liquéfie de l'intérieur. Des vagues de chaleur me retournent le bide, hérissent ma chair à me faire trembler contre lui. La kétamine ralentit délicieusement la montée des sensations sans rien ôter à leur puissance et je peux sentir l'orgasme approcher, le plaisir m'envelopper toute entière avant qu'une ultime vague ne me brise. J'exulte dans un cri, couinement bref qui se bloque dans ma gorge et me coupe le souffle.


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Dim 2 Déc - 22:16
Son orgasme déclenche inévitablement le mien dans cette position où le plaisir se fait mon maître. Je m'écrase un peu plus contre elle, mon souffle brûlant sa peau de soie. Le plaisir me submerge, flashe un instant ma conscience de l'endroit où nous sommes. Mais elle se rappelle brutalement à moi quand tous les mots d'amour que j'ai envie de dire - ils ont toujours jailli spontanément avec Nina, dès le premier jour - se bloquent dans ma gorge. A tel point que j'ai un instant de panique avant que je ne prenne une inspiration brusque pour reprendre mon souffle. Je cille et embrasse furieusement son cou en y écrasant mon nez plus qu'en l'y frottant.

Une fois le plaisir refluer, je m'écarte pour me rajuster et vérifier d'un coup d’œil les alentours. J'ai putain de chaud avec ma veste, mon pull et ce malgré le froid. Une fois ma ceinture rebouclée, et mon calme repris, je me tourne vers Nina pour passer mon bras autour de ses épaules. J'esquisse un sourire en tirant sur sa jupe d'un air amusé même si au fond je ne le suis pas vraiment. Je joue le jeu. "On se trouve un truc un boire, je suis desséché, srce." Ouf, au moins un qui sort ! ça va passer Slavo. Et je vais me trouver un peu de dope moi aussi, au moins je serais à l'unisson.



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Lun 3 Déc - 8:04
Les yeux clos, le corps secoué de spasmes, les muscles tendus à l'extrême, j'attends, espère moi aussi ces mots d'amour qui ne viennent pas. Il ne garde jamais le silence, il finit toujours par me ramener contre lui, par susurrer au moins un srce tout contre ma peau. Et je n'ai pas dû prendre une dose suffisante de kétamine parce que ça me donne envie de pleurer et qu'une nouvelle bouffée d'angoisse enfle dans mon ventre. Putain mais les endorphines sont censées me préserver de ça, non ?! Il glisse hors de moi, s'écarte, se rhabille sans me tourner vers lui pour m'embrasser, sans chercher encore le goût de ma peau. J'attends qu'il me prenne dans ses bras, passe ses doigts sur mon visage, glisse ses mains dans mes cheveux mais rien ne vient qu'un bras gauchement passé autour de mes épaules et soudain je meurs de froid. Je ne porte que des bas légers, bien suffisants dans mes bureaux chauffés, mais loin de l'être ce soir, à l'extérieur.

A gestes un peu maladroits, je me rajuste à mon tour, remets ma culotte en place, lisse mon chemisier pour le rentrer dans ma jupe dont il était sorti. Je lève les yeux vers lui, qui ne m'embrasse toujours pas, qui réclame à boire alors que j'ai seulement envie de rentrer chez nous... Serait-il possible que mon accoutumance à la kétamine commence à grandement diminuer les effets de celle-ci ? Ahem. J'acquiesce pourtant d'un air triste, où est donc passée la colère qui m'aidait à garder la tête haute ? On regagne l'intérieur du bâtiment, où il fait déjà plus chaud, et je cherche déjà un moyen de me procurer autre chose sans que Slavenko s'en rende compte. Faut que j'aille pisser. Quoi ? C'est une bonne excuse non ?


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Lun 3 Déc - 11:02
On rentre dans le bâtiment avec une drôle de distance que j'essaye pourtant de combler maladroitement, mais comment faire pour contrôler ses émotions, je ne suis pas doué pour ça, pas avec Nina en tout cas. "Humm j'crois que y a des chiottes enfin ce qu'il en reste, c'est pas top top mais..." Je l'accompagne. Parce que c'est pas très safe non plus. La faune ici est très, très hétéroclite ! Alors je m'allume une clope pour l'attendre près de la porte à moitié défoncée de son chiotte. Je fais rempart de mon corps. Le bâtiment est très vétuste. Il a été construit pour le JO de 84 et il a subi la guerre, les bombardements. Les tirs de snipers ornent encore ses murs à l'extérieur. Des murs sont troués, des fenêtres de tirs ayant été aménagés. Des tags ornent le tout, surtout des tags qui prônent la paix, ou encore d'autres, politiques.

Je m'assombris le temps que je suis seul parce que je cogite, je rumine des idées noires et quand elle revient et qu'on retourne dans la salle où la musique bat son plein, c’est moi qui cherche un dealer. J'opte pour un truc nouveau au nom improbable censé être attractif. Une drogue dissociative, parce que prendre de la coke dans mon état serait une mauvaise idée, mieux vaut rester dans l'abrutissement. En plus, si je vais aux arènes, ce n'est pas gênant, ce genre de drogue peut me ralentir mais compense par une insensibilité à la douleur. J'avale le shot de drogue liquide qu'on me file contre de la thune et j'achète aussi de la vodka à une meuf à coté. Je ne suis plus vraiment en état de surveiller Nina, et puis de toute façon, ne vient-elle pas de me signifier qu'elle s'en foutait, qu'elle veut juste être libre. Malgré tout une fois nos achats finis, je referme ma main sur le poignet de Nina d'un geste possessif qui contredit toutes mes pensées. L'ambivalence prédomine, mais c'est un peu la base de notre relation depuis toujours.




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